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NEWSWorld Science Day for Peace and Development/Journée mondiale de la science au service de la paix et du développementNovember 10, 2006Message from Mr Koïchiro Matsuura, Director-General of UNESCO on the occasion of World Science Day for Peace and Development, 10 November 2006 Today we celebrate the vital role that science can play in achieving sustainable development and enhancing prospects for peace. World Science Day for Peace and Development is an opportunity to draw attention to the ways in which science and technology can help to reduce poverty, protect the environment, and improve the quality of life for all. Today, we also have the responsibility to recognize the obstacles that prevent many countries from fully enjoying the benefits of science. This year, I would like to focus on the specific challenge of strengthening developing country capacity in science as a basic platform for sustainable knowledge-based development. No nation that wants to achieve social and economic progress can afford to be without independent capacity in science and technology. Over the past two decades, inadequate human and institutional capacity in science has been identified as one of the recurring factors preventing developing countries from reaching national and international goals. Poverty reduction, environmental sustainability, improved access to safe water supply and sanitation services, the reduction of child mortality and the improvement of maternal health: the achievement of all these major international development goals in large part depends upon national capacity in scientific research and development. The building of scientific capacity demands a broad-based approach. A well-functioning and inclusive education system is a basic precondition for all forms of science and knowledge-based development. Of importance, too, is the need to strengthen linkages between education institutions and government, industry and the private sector in order to foster innovation and ensure that its fruits are widely diffused. Partnerships at regional and international level are likewise critical to opening up access to training and expertise and creating a unified response to shared development challenges. In our work to build capacity, we also need to address the issue of retention. One of the major elements undermining developing country capacity in science is the brain drain of scientific professionals to the developed world. The figures here are eloquent. More than 20,000 scientific and technical experts are lost to Sub-Saharan Africa alone each year when they take up employment in laboratories and research institutions in Europe and the United States of America. One million people from developing countries are studying at higher education institutions in industrialized countries and one-third of research and development professionals from the developing world reside and work in OECD countries. This constitutes an enormous loss for their native countries in terms of development. UNESCO is working in close cooperation with the African Union and the New Partnership for African Development (NEPAD) to help stem this drain on capacity. Together, we are overseeing a programme to develop, over the next ten years, up to 30 regional centres of excellence on the African continent. By fostering endogenous development, this programme aims to bridge the scientific divide between Africa and the rest of the world and thus to counteract the migration of experts. This network of centres will also provide a strong framework for South-South cooperation, helping to create a critical mass of scientific professionals who are trained to address specific development challenges in the region. On World Science Day for Peace and Development, UNESCO calls for increased global action to help developing countries build the capacity they need to fully participate in, and benefit from, advances on science. Message de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, 10 novembre 2006. Nous célébrons aujourd’hui le rôle essentiel que la science peut jouer pour parvenir au développement durable et améliorer les chances de paix. La Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement est l’occasion d’appeler l’attention sur la façon dont la science et la technologie peuvent contribuer à réduire la pauvreté, à protéger l’environnement et à améliorer la qualité de vie de tout un chacun. Il nous appartient également de prendre conscience des obstacles qui empêchent de nombreux pays de jouir pleinement des bienfaits de la science. Cette année, j’aimerais insister sur le problème concret du renforcement des capacités des pays en développement dans le domaine de la science comme moyen essentiel de parvenir à un développement durable fondé sur le savoir. Aucune nation soucieuse de son progrès économique et social ne peut se passer de moyens scientifiques et technologiques indépendants. L’on a constaté au cours des vingt dernières années, que l’insuffisance de capacités humaines et institutionnelles dans le domaine de la science était un des obstacles récurrents à la réalisation des objectifs nationaux et internationaux des pays en développement. La réduction de la pauvreté, la viabilité environnementale, le meilleur accès à l’eau salubre et à l’assainissement, la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle sont autant d’objectifs internationaux de développement essentiels dont la réalisation dépend en grande partie des capacités nationales en matière de recherche et de développement scientifiques. Le renforcement des capacités scientifiques nécessite une approche suffisamment diversifiée. L’existence d’un système éducatif inclusif et qui fonctionne bien est un préalable essentiel à toute forme de développement fondé sur la science et la connaissance. Il importe également de renforcer les liens entre les établissements d’enseignement et les pouvoirs publics, l’industrie et le secteur privé en général, afin d’encourager l’innovation et de veiller à ce que ses fruits soient largement diffusés. De même, les partenariats aux niveaux régional et international sont indispensables pour ouvrir l’accès à la formation et à l’acquisition de compétences et pour concevoir une réponse commune aux défis partagés du développement. Dans notre œuvre de renforcement des capacités, nous devons également nous intéresser à la question de la conservation des compétences. L’un des principaux facteurs qui fragilisent les capacités des pays en développement dans le domaine de la science est la fuite des cerveaux, l’exode des diplômés de l’enseignement supérieur scientifique vers le monde développé. Les chiffres, à cet égard, sont éloquents. À elle seule, l’Afrique subsaharienne perd chaque année plus de 20 000 experts scientifiques et techniques qui obtiennent un emploi dans des laboratoires ou des instituts de recherche en Europe ou aux États-Unis d’Amérique. Un million de personnes originaires des pays en développement poursuivent leurs études supérieures dans les pays industrialisés, et un tiers des spécialistes de la recherche-développement originaires de pays en développement résident et travaillent dans des pays de l’OCDE. Cela représente une perte énorme pour leur pays d’origine en termes de développement. L’UNESCO travaille en étroite coopération avec l’Union africaine et le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) en vue de contribuer à endiguer cet exode des compétences. Ensemble, nous supervisons un programme destiné à mettre en place, dans les dix prochaines années, jusqu’à trente centres d’excellence régionaux sur le continent africain. En favorisant un développement endogène, ce programme vise à réduire la fracture scientifique entre l’Afrique et le reste du monde et, ainsi, à lutter contre la migration des experts. Ce réseau de centres offrira également un cadre solide à la coopération Sud-Sud, en aidant à constituer une masse critique de scientifiques ayant la formation nécessaire pour s’attaquer aux problèmes de développement propres à la région. En cette Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, l’UNESCO appelle de ses vœux une action mondiale renforcée en vue d’aider les pays en développement à améliorer les capacités dont ils ont besoin pour participer pleinement aux progrès de la science et en recueillir les fruits.
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